Un rapport ne sert à rien si on ne sait pas quoi en faire. Voici ce que chaque ligne signifie, et surtout ce qu’elle doit vous faire vérifier avant de sortir l’argent.
En haut du rapport, une seule couleur résume l’ensemble. Elle ne remplace pas la lecture des lignes, mais elle dit tout de suite si la transaction peut se poursuivre.
Aucun blocage détecté. Vérifiez quand même l’appareil physiquement : un rapport porte sur son identité et son statut, pas sur son état réel.
Un ou plusieurs points demandent votre attention : information manquante, appareil reconditionné, verrou opérateur. Négociable, mais en connaissance de cause.
Un blocage rend l’appareil inutilisable ou illégal à revendre. Aucune remise ne compense cela : le problème ne se répare pas.
Les deux lignes qui décident d’un achat.
« Localiser mon iPhone » est actif : l’appareil reste lié au compte Apple de son propriétaire. Après une remise à zéro, il redemandera son identifiant et son mot de passe.
Personne ne peut le débloquer — ni un réparateur, ni Apple sans preuve d’achat originale, ni PhoneScore. Un iPhone verrouillé iCloud ne vaut que ses pièces détachées.
À faire : demandez au vendeur de désactiver « Localiser » devant vous, dans Réglages → son nom → Localiser. Puis relancez une vérification. S’il refuse ou repousse, arrêtez la transaction.
L’IMEI a été signalé — vol, perte, ou impayé auprès d’un opérateur. Le signalement est partagé entre opérateurs de nombreux pays.
Un appareil signalé peut être bloqué du réseau à tout moment. Il fonctionnera en Wi-Fi, ce qui permet à un vendeur de vous le montrer « en état de marche » sans mentir tout à fait.
À faire : n’achetez pas. Au-delà du risque de blocage, revendre sciemment un appareil signalé volé vous expose personnellement.
Ce que le constructeur a réellement fabriqué sous cet IMEI, quoi qu’affiche l’écran de l’appareil ou l’annonce du vendeur.
À faire : comparez avec l’annonce. Un iPhone 13 vendu pour un 14, un 128 Go annoncé 256, une coque repeinte : l’écart se voit ici et nulle part ailleurs.
Les identifiants de l’appareil. L’IMEI2 n’apparaît que sur les modèles gérant deux lignes.
À faire : composez *#06# sur l’appareil et comparez
avec le rapport. S’ils diffèrent, le vendeur vous a communiqué l’IMEI
d’un autre téléphone.
Un appareil verrouillé n’accepte que les cartes SIM de l’opérateur d’origine — souvent étranger, donc inutilisable ici.
Le déblocage est parfois possible auprès de cet opérateur, mais il suppose que le contrat soit soldé et il n’est jamais garanti.
À faire : insérez votre propre carte SIM avant de payer. C’est le seul test qui tranche en trente secondes.
Indique si l’appareil gère deux lignes. Surtout, le rapport signale les modèles vendus aux États-Unis à partir de l’iPhone 14 : ils n’ont aucun tiroir SIM physique et fonctionnent uniquement en eSIM.
À faire : si cette alerte apparaît, vérifiez que votre opérateur propose l’eSIM avant d’acheter. Sinon, l’appareil ne captera jamais.
Le marché pour lequel l’appareil a été fabriqué. Il conditionne le verrou opérateur, la configuration SIM, et parfois des détails matériels — certains modèles japonais, par exemple, ne peuvent pas désactiver le son de l’appareil photo.
La couverture Apple restante, quand l’information est disponible. Une date d’achat bien plus ancienne que ce qu’annonce le vendeur est un signal en soi.
À faire : servez-vous-en pour négocier. Un appareil hors garantie ne vaut pas le prix d’un appareil couvert.
Un appareil reconditionné a été remis à neuf par Apple : ce n’est pas un défaut, mais il ne se vend pas au prix du neuf.
Remplacé signifie que celui-ci a été fourni en échange d’un appareil défectueux. Un appareil de démo vient d’un magasin et n’était pas destiné à la revente.
À faire : aucun de ces états n’interdit l’achat. Ils justifient un prix plus bas, et le vendeur qui ne les a pas mentionnés vous apprend quelque chose sur lui.
Une ligne du rapport que vous ne comprenez pas ? Écrivez-nous à phonescore.support@gmail.com.
Vérifier un appareil depuis le navigateur — questions fréquentes.